Les Pin-Up

Après les 5 plus moches et parce que l’océan est aussi peuplé de magnifiques et délicates créatures, voici les 5 Pin-Up!

 

 

Le mandarin, Synchiropus splendidus, porte bien son nom puisque ces couleurs sont absolument incroyables! Il mesure entre 6 et 7 cm et se nourrit de plancton. On peut le trouver dans le Pacific Ouest jusqu’en Australie, où il occupe les récifs et les lagunes abritées.

 

 

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La raie léopard, Aetobatus narinari, se rencontre dans les zones tropicales et subtropicales. Avec sa couleur grise ou bleue
foncée, et ses taches blanches sur le dos elle est sans conteste l’une des plus belles espèces de raies qui soient. Elle se nourrit de coquillages et se déplace en remuant lentement et avec amplitude ses ailes pectorales ce qui donne plus l’impression d’un vole que d’une nage.

 

 

 

LHippocampe pygmée , Hippocampus bargibanti, peut mesurer jusqu’à 24mm. Il en existe deux variétés; gris ou pourpre avec des excroissances roses ou rouges, ou jaune avec des excroissances oranges. Pour se camoufler il s’accroche aux gorgones dont il copie la couleur. Il s’agit de la plus petite espèce d’hippocampe répertoriée, et je trouve aussi de la plus belle!

 

 

 

 

Le combattantBetta splendens, est un poisson d’eau douce tropicale. Il vit principalement dans les rizières ou les petites marres où l’eau est lente et la température comprise entre 24 et 30 °c. La forme sauvage a des nageoires courtes et est de couleur brunâtre, les autres sont considérées comme domestiques.

 

 

 

N’ayant pu me résoudre à n’en choisir qu’une, voici trois planaires, gracieuses et délicates créatures d’eau douce comme d’eau de mer. Elles possèdent une incroyable capacité de régénération et sont hermaphrodites.

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Les Sales Gueules

Les océans sont peuplés d’espèces de toutes sortes et de toutes tailles. Voici un petit palmarès des 5 « plus moches »; les sales gueules!

 

Le Poisson dragon, Melanostomias melanopogon,  est un poisson des abysses qui vit à 1000 mètres de profondeur et pouvant mesurer une vingtaine de centimètres. Ses longues dents et sa mâchoire démesurée lui permettent de saisir des proies de grandes tailles, vivant à des endroits où la nourriture est rare.

 

 

 

Image du Blog lapologiedurequin.centerblog.net

Le requin lézard, Chlamydoselachus anguineus, peut mesurer jusqu’à 2 mètres et vivre de 0m à 1 600 m. On le trouve surtout vers l’Afrique du Sud, le Japon, la Nouvelle-Zélande, la Californie et le Chili. Il se nourrit surtout de céphalopodes et de poissons benthiques. Etant ovovivipares, il semblerait que les femelles puissent porter leurs petits pendant 3 ans et demi, une gestation deux fois plus longue que celle des éléphants!

 

 

 

Le Dragon-boa, Stomias boa, mesure une trentaine de cm et vit dans des profondeurs comprises entre 200 et 1500 mètres. Comme les serpents ce poisson possède une incroyable capacité à disjoindre ces deux immenses mâchoires  de manière à pouvoir avaler des créatures de grande taille. Il leurre ces proies grâce à l’organe bioluminescent qui pend au bout de sa barbe, quand celles-ci sont suffisamment proches de lui et projette ses mâchoires en avant à très grande vitesse afin de ne leur laisser aucune chance.

 

La Baudroie des abysses, Melanocetidae, fait une trentaine de centimètres sans les rayons sensitifs qui lui permettent de sentir les vibrations de l’eau. En effet, elle vit entre 700 et 3000 mètres, là où l’obscurité est totale. La présence de ces rayons lui est donc indispensable pour détecter le moindre mouvement de ses futures proies. On peut identifier ce spécimen comme une femelle car les mâles sont nains.

 

 

 

La Lamproie marine, Petromizon marinus, est un vertébré marin de l’Atlantique Nord qui ne possède pas de mâchoires mais des planques dentées. Elles sont parasites et se fixent à leur hôte grâce à ces plaques. Leurs dents peuvent râper la peau et les écailles et pénétrer la chair du poisson. La lamproie peut ensuite aspirer les fluides de la chair du poisson parasité, sa salive contenant des anticoagulants. Les victimes peuvent mourir d’une perte excessive de sang ou d’infection.

 

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La Grâce du Poulpe Dumbo


…..Cette pieuvre gélatineuse appartient au groupe surnommé les « poulpes dumbo » en raison de leurs nageoires semblables à des oreilles d’éléphants. Ils peuvent se déplacer de deux manières. La première consiste à se propulser dans l’eau en contractant son manteau, tandis que la seconde est assurée par un mouvement rotatif alterné des deux nageoires. Les équipes de scientifiques ont jusqu’à présent observé plusieurs spécimens différents de ce type de poulpe, répartis à des profondeurs pouvant aller de quelques centaines de mètres à près de 7 000 mètres.


Le Phytoplancton

Tout commença avec le phytoplancton.

Le groupe du phytoplancton (ou micro-algues) désigne tous les organismes eucaryotes unicellulaires autotrophes vis à vis du carbone, dérivant avec les courants dans la couche euphotique des océans; zone où la photosynthèse est possible. Aujourd’hui on a recensé  environ 6000 espèces de phytoplancton marin, et environ 14000 d’eau douce. La petite taille de ces microalgues ne les rends visibles qu’au microsocope, mais on peut parfois détecter leur présence par la coloration qu’elles donnent a l’eau (verte, rouge, brune , …) grâce à leurs pigments photosynthétiques eux même colorés (chlorophylles a et b, carotenoïdes, …).

    

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Les micro-algues et l’explosion de la diversité des espèces.

La Terre s’est formé il y a 4,6 milliards d’années. Puis, il y a 3,8M et 3M ont a vu apparaître la première cellule procaryote et la première bactérie photosynthétique. La première cellule eucaryote chlorophyllienne est apparue il y a 1 milliard d’années. C’est à partir de -700 millions d’années qu’on assiste à une explosion de l’apparition d’organismes complexes multicellulaires. Cela est dût à une chose; à travers l’apparition de la photosynthèse, il y a eu un dégagement majeur de dioxygène dans l’atmosphère. Cela à eu deux effets principaux;

  • Dans les couches supérieures de l’atmosphère, l’O2 s’est transformé en                         ozone (O3), qui a bloqué les rayons ultra violets nuisibles au développement d’espèces complexes à la surface de la Terre.
  • D’autre part, un organisme complexe à besoin de plus d’énergie qu’un organisme « simple » et l’oxygène à permis la sélection d’un mécanisme aérobique, beaucoup plus efficace en production d’énergie qu’un mécanisme anaérobique.

C’est la sélection de ce mode métabolique et la préservation de la surface de la Terre vis à vis des rayons UV qui a permis la complexification des organismes et donc leur explosion en nombre d’espèces.

Le phytoplancton ancêtre de toutes les plantes supérieures.

Tout commença donc avec des cellules photosynthétiques (appartenant au groupe possédant de la chlorophylle b, donc à la lignée verte) à la surface de l’océan. Grâce aux courants et aux vagues, certaines sont devenues très proches jusqu’à être en contact et à former le premier organisme pluricellulaire. Ce dernier était donc composé de deux faces; une exposée au soleil capable de réaliser la photosynthèse, et l’autre immergée; il y a eu mise en place de systèmes de conduction afin de distribuer les produits de la photosynthèse à tout l’organisme. Les « algues » les plus proches des côtes ont été sélectionnées du fait qu’elles étaient moins submergées, et afin de l’être encore moins elles développèrent un système d’ancrage aux rochers; les racines. De fil en aiguilles ces algues sont devenues terrestres avec la sélections des espèces qui présentaient des organes spécifiques à la photosynthèse; les feuilles et la tige qui porte et dresse ces organes vers le soleil. Lors du passage à l’atmosphère qui est très sec, ces plantes ont eu besoin d’une protection supplémentaire des tissus afin de limiter les pertes d’eau; elles se sont donc mise a produire de la cuticule et/ou de la cirre. Enfin, pour pouvoir capter le CO2 nécessaire a la photosynthèse, et capter l’eau et les sels minéraux, ces plantes ont développé des stomates sur la face inférieure des feuilles et de multiples racines qui plongent dans le sol.

Aujourd’hui le phytoplancton produit plus de la moitié de l’oxygène atmosphérique et constitue un véritable puit de carbone, qui limite considérablement le réchauffement climatique en faisant un appel de gaz carbonique dans les couches supérieures de l’océan où il piège en lui (et dans les animaux qui le consomment) le carbone dissout dans l’eau.

Les Cténophores

 

Nous voici, ma soeur Juliane (à droite) et moi, en pleine investigation        scientifique, après avoir trouvé une petite boule gélatineuse échouée sur une plage de l’ouest canadien (près de la ville de Pacific rim) en août 2009. Au bureau des renseignements, on nous indiqua qu’il s’agissait d’une méduse.

   Nous voila en 2012, et quelques cours de biologie plus tard, ce qui devait être une méduse semble plutôt appartenir à la famille des Ctenophora, organismes marins prédateurs (ayant une vague ressemblance avec les méduses) ne possédant pas de cellules urticantes; les cnidocytes, mais des cellules collantes; les colloblastes.
Cet article leur est donc dédié, voici leur présenation.

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Les cténophores sont pélagiques et exclusivement marins. On en trouve dans toutes les mers du globe, des eaux de surface à -4 000 mètres de profondeur.

Morphologie

  • Les cténophores ont une forme ovoïde, sont gélatineux, translucides, et possèdent toujours 8 rangées de cils vibratiles situées à la base du corps sous forme de peignes, les cténidies. Bien qu’ils se laissent généralement porter par les courants, la nage produite par les battements des peignes confère un mouvement sans vibrations susceptibles  d’alerter les proies ou les prédateurs de leur présence, et représente donc un avantage évolutif.
  • Les radiés ont un seul plan de symétrie et un tube digestif à un seul orifice. Or les cténophores possèdent une symétrie biradiaire, ils ont donc deux plans de symétrie et un anus en plus de la bouche. Ce dernier, ainsi que les peignes et les statocystes (organes de l’équilibre), constituent des structures asymétriques.
  • Les cténophores font preuvent d’une fantastique capacité de régénération, car même très endommagé, l’organisme est en mesure de se reconstituer entièrement, et certains organes, tels que les statocystes, peuvent se régénérer alors même qu’ils sont totalement détruits.
  • Ces animaux sont diploblastiques, c’est-à-dire qu’ils ne possèdent que deux feuillets embryonnaires: l’ectoderme et l’endoderme, donnant naissance respectivement à l’épiderme externe et interne. L’espace séparant ces deux épidermes est occupé par la mésogelée, une couche gélatineuse visqueuse et transparente formée de collagène et de tissu conjonctif. La mésoglée est parcourue par de petits canaux utilisés pour le transport et le stockage des nutriments. Elle pourrait aussi jouer un rôle dans la flottabilité de ces animaux.
                                                Mnemiopsis leidyi. © Steven G Johnson, GNU FDL Version 1.2.
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  • Les cils vibratiles situés dans les canaux du système digestif pourraient servir à pomper l’eau vers l’intérieur ou l’extérieur de la mésoglée, pour ajuster la pression osmotique interne, par exemple lorsque le cténophore passe d’un milieu strictement marin à de l’eau plus saumâtre côtière.
  • Les cténophores ne possèdent pas de système circulatoire différencié, ni d’organe respiratoire, ni de système excréteur. Les échanges gazeux et l’excrétion des déchets du métabolisme se réalisent au niveau de la surface entière de l’organisme par diffusion simple.

Nutrition

  • Les cténophores sont prédateurs et peuvent se nourrir de plancton, larves, cnidaires, vers marins, crustacés, autres cténophores et mêmes de petits poissons pour certains.
  • La plupart d’entre eux possèdent deux tentacules portant les colloblastes. Quand une proie entre en contact avec un des tentacules ces cellules se deploient brutalement et la capture. Les tentacules se rétractent alors vers la bouche où ils s’en débarrassent et reprennent leur position initiale. La digestion extracellulaire commence dans l’oesophage, qui est long et étroit grâce à des enzymes. Le bol alimentaire est conduit vers l’estomac (ou se produira la suite de la digestion) par l’action d’un mucus ou de cils vibratiles. La plus grande partie des aliments non digérés ressort pas la bouche et non par le pore anal.

Reproduction

  • La reproduction est sexuée sauf chez quelques espèces. Elles sont presque toutes hermaphrodites, présentant les organes reproducteurs mâles et femelles, mais certaines peuvent être gonochoriques (mâle ou femelle exclusivement).
  • Les gamètes sont produites dans la mésogelée et libérées dans la mer par des ouvertures de l’ectoderme, les gonopores. La fécondation est donc externe et donne naissance à une larve ou un juvénile (déjà semblable à l’adulte). La larve va subir au cours de son développement une métamorphose pour passer à l’état adulte.

Colorations

La plupart des cténophores sont translucides mais certaines espèces peuvent présenter de la couleur. Pour cela, différents moyens sont mis en oeuvre tels que la présence de pigments qui absorbent certaines longeurs d’ondes de la lumière visible (si c’est le bleu l’animal apparait alors rouge sombre dans la mer). D’autre part, les rangées de cténidies peuvent être iridescentes par diffraction de la lumière.

On finit avec les cténophores en images par le CNRS, un régal pour les yeux!

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Sources;

http://www.futura-sciences.com/fr/definition/t/zoologie-2/d/ctenaire_6494/
http://fr.wikipedia.org/wiki/Ctenophora
http://les-bulles-du-recif.fr/archives/849

Thalassa, plongée sous la banquise du pôle Nord.

Six chercheurs et plongeurs évoluant sur la banquise arctique dans le but de rejoindre la côte.

Les images des plongées sous la banquise présentées par cet extrait de Thalassa (14/O1/11)  sont époustouflantes.

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Les cônes tueurs, des gastropodes redoutables!

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Parmi les 50 000 espèces de coquillages recensés dans le monde, on compte moins de 600 cônes dont seule une vingtaine est dangeureuse. Il s’agit principalement d’espèces se nourrissant de mollusques et de poissons, leur venin devant être assez puissant pour paralyser totalement ou partiellement leur proie. Il n’existe pas d’antidote à leur venin, restez prudents!

Turritopsis dohrnii, la méduse biologiquement immortelle.

Tout d’abord les présentations!

   Turritopsis dohrnii est une méduse recensée pour la première fois dans la méditerranée en 1883, mais que l’on peut trouver a présent dans la plupart des mers du globes. Elle se nourrit de plancton, d’oeufs de poissons et de mollusques. Elle ne mesure que quelques millimètres, et arbore 8 tentacules dans les eaux tropicales tandis qu’elle en cumule 24 ou plus dans les régions tempérées. Dans les années 1990, quand des scientifiques découvrent la faculté de rajeunir d’une méduse, ils pensent d’abord avoir affaire à Turritopsis nutricula avant de se rendre compte qu’il s’agit de T. dohrnii.

A présent le cycle de vie;

   Tout commence avec l’émission des gamètes dans la colonne d’eau par les adultes reproducteurs, puis quand celles-ci fusionnent, il y a fécondation et développement d’un oeuf puis d’une larve. Cette larve va ensuite se fixer au substrat et se développer en polype, c’est la phase fixée du développement de la méduse. Le polype grandit et forme parfois des colonies. Sur sa tige des bourgeons apparaissent puis se détachent quand les conditions sont favorables; ce sont de petites méduses. Elles incarnent la phase libre du développement. Ces petites méduses continues leur croissance, acquièrent leur maturité sexuelle, se reproduisent et finalement meurent.

Et maintenant, la clef de l’immortalité biologique;

   Turritopsis dohrnii peut donc potentiellement mourir. Toutefois, si elle est soumises a un stress après avoir atteint sa maturité sexuelle, elle peut inverser son processus de vieillissement  et rajeunir! En effet, du stade adulte elle va régresser jusqu’à redevenir à l’état de polype; le cycle de vie recommence! Ce phénomène est dut à la transdifférenciation qui se définie par le faite des cellules non souches et déjà différenciées se différencient en d’autres types de cellules. (Ce processus existe chez d’autres animaux mais toujours de façon limitée, par exemple chez la salamandre qui fait repousser sa queue lorsqu’elle la perd). T. dohrnii peut renouveler ce miracle autant de fois qu’elle le « souhaite », elle est donc jugée potentiellement immortelle. Il lui arrive quand même parfois de mourir, sinon nous passerions nos vacances dans une soupe de méduses!

 

Ne pouvant pas nager sur de longues distances, elle a été transporté par les courants marins premièrement, et par le ballast des bateaux secondement. En effet, ceux-ci sont maintenant remplis d’eau de mer. Dans ces ballast T. dohrnii est sujette a un stress et recommence son cycle de vie. Au port d’arrivée, l’eau est rejetée et tout les organismes qu’elle contient avec! On retrouve donc actuellement cette petite meduse dans la plupart des mers du globe et des analyses génétiques confirment que tous les spécimens prélevés à divers endroits du monde appartiennent bien à la même espèce.

Les prédateurs des méduses, et donc de T. dohrnii, peuvent être d’autres méduses, des poissons comme par exemple le thon rouge ou le poisson lune, ainsi que les tortues Luth. La surpêche des prédateurs de ces méduses favorise leur prolifération.
De plus, les méduses pouvant se nourrir de dizaines de larves de poissons par jour, elles contribuent également à diminuer la quantité de leurs prédateurs, et contribuent ainsi à leur propre prolifération.

Il ne faut cependant pas s’inquiéter pour les piqures, leur petite taille rend leurs cellules urticantes inoffensives pour l’homme… ouf !